Chercheur en informatique
| Salaire médian (USD) | 140300 |
|---|---|
| Croissance de l'emploi prévue (%) | 22 |
| Exposition à l'IA (%) | 50 |
| Exposition maximale (%) | 77 |
| Source | eloundou |
| Ce que l'IA change dans ce métier | Conduire des analyses logiques de problèmes commerciaux, scientifiques, techniques et autres, en formulant les modèles mathématiques du problème à résoudre par ordinateur (65 sur 100), concevoir les ordinateurs et les logiciels qui les font fonctionner (66), assigner ou planifier les tâches pour respecter les priorités et les objectifs de travail (69), maintenir le matériel et les logiciels réseau, diriger les mesures de sécurité et surveiller les réseaux pour en garantir la disponibilité (67), évaluer les plans et les propositions de projet pour cerner les questions de faisabilité (62) et établir des normes de rendement puis évaluer le travail à leur aune (54) sont les six tâches les plus délégables de la fiche O*NET, et six tâches de modélisation, d'écriture logicielle, d'ordonnancement et de contrôle. Les activités de travail le confirment : travailler avec l'ordinateur (99 sur 100), recueillir de l'information (91), prendre des décisions et résoudre des problèmes (91), analyser des données (89), se tenir à jour et appliquer ses nouvelles connaissances (89), documenter et enregistrer l'information (84) et traiter de l'information (83). Du côté des compétences, l'analyse de systèmes (69), la programmation (66), l'évaluation de systèmes (66) et les mathématiques (60) arrivent juste après le jugement, la pensée critique et la résolution de problèmes complexes (75). Le BLS décrit lui-même le geste : « élaborer de nouveaux langages informatiques, de nouveaux systèmes logiciels et d'autres outils pour améliorer la façon dont les gens travaillent avec les ordinateurs », « concevoir et mener des expériences pour tester le fonctionnement des systèmes logiciels, souvent à l'aide de techniques de science des données et d'apprentissage automatique » et « analyser les résultats de leurs expériences ». Les modèles mathématiques, les variantes d'algorithme, le code, les bancs d'essai et la documentation du projet passent à l'outil. Le BLS publie un salaire médian de 140 300 $ pour les chercheurs en informatique en mai 2025 — 67,45 $ l'heure —, moins de 82 200 $ pour les 10 % les plus bas et plus de 230 630 $ pour les 10 % les plus hauts, contre 109 470 $ pour l'ensemble des métiers informatiques et 50 980 $ pour tous les travailleurs. Les secteurs qui paient le mieux sont l'édition de logiciels (211 270 $), les services de conception de systèmes informatiques (162 760 $), la recherche et le développement en sciences physiques, en ingénierie et en sciences de la vie (141 830 $), le gouvernement fédéral hors service postal (124 870 $) et les collèges, universités et écoles professionnelles d'État (85 460 $) : le fédéral emploie 31 % des 38 600 titulaires, devant la conception de systèmes informatiques (16 %), la recherche et le développement (14 %), les universités d'État (7 %) et l'édition de logiciels (3 %). La projection est de +22 % entre 2025 et 2035 — 38 600 emplois en 2025, 47 000 en 2035, +8 400 — contre +6 % pour l'ensemble des métiers informatiques et +3 % pour tous les métiers, avec environ 2 900 ouvertures par an, pour l'essentiel en remplacement des départs. Le BLS rattache explicitement cette croissance à trois moteurs : l'expertise nécessaire à la création de nouvelles technologies liées à l'intelligence artificielle, la croissance rapide de la collecte de données par les entreprises, qui nourrit les services d'exploration de données, et l'importance accrue de la cybersécurité, ces chercheurs étudiant de nouvelles façons de prévenir les cyberattaques. L'entrée est verrouillée par le diplôme — maîtrise en informatique ou dans un domaine connexe au minimum, doctorat préféré par certains employeurs, baccalauréat suffisant pour certains postes du gouvernement fédéral —, sans expérience de travail connexe ni formation en cours d'emploi exigées selon le BLS ; l'avancement mène aux postes de gestionnaire des systèmes d'information. O*NET classe la fiche en Job Zone Five — préparation approfondie, le degré le plus exigeant de l'échelle —, lui attribue la mention Bright Outlook et la date de mise à jour 2026, et 42 % de ses répondants déclarent travailler plus de 40 heures par semaine. L'analyse des problèmes, l'invention et la relation restent humaines : analyser des problèmes pour concevoir des solutions faisant appel au matériel et aux logiciels informatiques (81 sur 100), mettre à profit une expertise théorique et de l'innovation pour créer ou appliquer de nouvelles technologies, par exemple en adaptant des principes à de nouveaux usages de l'ordinateur (72), rencontrer des gestionnaires, des fournisseurs et d'autres interlocuteurs pour solliciter leur collaboration et résoudre des problèmes (66), participer à des projets pluridisciplinaires en réalité virtuelle, en interaction personne-machine ou en robotique (59), consulter les utilisateurs, la direction, les fournisseurs et les techniciens afin de déterminer les besoins informatiques et les exigences des systèmes (59) et diriger les activités quotidiennes d'un service en coordonnant les activités du projet avec les autres services (58) sont les tâches que l'étude Eloundou laisse intactes, jusqu'à 77 % du métier au maximum. Le cadre de travail le confirme : 100 % des répondants O*NET utilisent le courriel chaque jour et 64 % le téléphone, 94 % travaillent à l'intérieur dans un environnement climatisé, 54 % passent leur temps assis presque continuellement, 62 % sont en contact constant avec d'autres personnes et 51 % jugent extrêmement important de travailler en groupe ou en équipe, 54 % disposent de beaucoup de liberté de décision et 48 % d'une grande liberté sur leurs tâches, leurs priorités et leurs objectifs. Les compétences les mieux notées sont la résolution de problèmes complexes, la pensée critique et le jugement (75), puis l'écoute active, la compréhension écrite et l'analyse de systèmes (69). Le revers est assumé : 58 % des répondants jugent le poste « modérément automatisé », 17 % « légèrement automatisé » et 25 % « pas du tout automatisé » — un métier dont l'objet même est d'automatiser, ce qui explique une exposition mesurée de 50 % plutôt que l'intouchabilité ; 34 % estiment qu'une erreur difficilement corrigeable aurait des conséquences très graves et 48 % portent une responsabilité élevée sur les résultats du travail d'autres personnes. |
| Compétences clés | Informatique fondamentale : algorithmique et complexité, structures de données, théorie des graphes, calculabilité, compilation, langages formels, architecture des ordinateurs, systèmes d'exploitation, réseaux, bases de données, calcul distribué et parallèle, informatique quantique · mathématiques : algèbre linéaire, analyse, probabilités et statistique, optimisation, analyse numérique, théorie de l'information, modélisation mathématique · intelligence artificielle et apprentissage automatique : apprentissage supervisé et non supervisé, réseaux de neurones, apprentissage profond, traitement du langage naturel, vision par ordinateur, apprentissage par renforcement, évaluation et biais des modèles, grands modèles de langage · recherche : formulation d'hypothèses, conception d'expériences, protocoles d'évaluation, méthodes statistiques, reproductibilité, revue de la littérature, rédaction d'articles et de communications de conférence, révision par les pairs, éthique de la recherche · ingénierie logicielle : conception et architecture de systèmes, programmation (Python, C/C++, Java, Rust, SQL), développement piloté par les tests, gestion de versions, intégration et déploiement continus, informatique en nuage, calcul de haute performance · données : exploration et nettoyage, entreposage, chaînes de traitement, visualisation, reproductibilité des expériences, protection des données personnelles · cybersécurité : modèles de menaces, cryptographie, sécurité des systèmes et des réseaux · gestion de la recherche : rédaction de propositions et de demandes de subvention, estimation des coûts et des échéanciers, direction de projets, encadrement d'étudiants et de stagiaires, collaboration pluridisciplinaire · communication : vulgarisation auprès d'un public non technique, présentations en conférence, rapports techniques, travail en équipe distribuée · outils d'IA générative pour l'écriture et la revue de code, la génération de tests, la revue de littérature, l'exploration d'algorithmes et la rédaction technique |
| Formations pour prendre l'avance | Apprentissage automatique (spécialisation) · Coursera (Stanford Online · DeepLearning.AI) · ≈ 2 mois à 10 h/semaine (33 h) · 90 · Conduire les analyses logiques qui formulent les modèles mathématiques du problème à résoudre par ordinateur (65 sur 100) et concevoir les logiciels qui les font fonctionner (66) sont deux des six tâches les plus délégables de la fiche, et ce sont exactement les deux gestes que la spécialisation installe : régression, classification, réseaux de neurones, évaluation de modèle et bonnes pratiques de développement. Le BLS rattache explicitement la croissance de +22 % du métier à l'expertise nécessaire « à la création de nouvelles technologies liées à l'intelligence artificielle » ; savoir juger un modèle au lieu de le croire est ce qui distingue le chercheur de l'utilisateur d'outil, sur un métier où 34 % des répondants O*NET estiment qu'une erreur difficilement corrigeable aurait des conséquences très graves. Algorithmes, partie I · Coursera (Princeton University) · ≈ 5 semaines à 10 h/semaine · 88 · L'analyse logique des problèmes (65) et l'évaluation des plans et propositions pour leur faisabilité (62) supposent de savoir ce qu'un algorithme coûte réellement : le cours couvre l'analyse amortie, le tri, les files de priorité, les arbres de recherche et les graphes, avec les bornes de performance qui vont avec. C'est la matière qui permet de trancher une proposition de recherche ou une architecture sur des faits mesurables plutôt que sur une intuition — et les compétences les mieux notées de la fiche après le jugement sont précisément l'analyse et l'évaluation de systèmes (69 chacune). La pensée informatique pour résoudre des problèmes · Coursera (University of Pennsylvania) · ≈ 2 semaines à 10 h/semaine · 86 · Analyser des problèmes pour concevoir des solutions informatiques (81 sur 100) et mettre à profit une expertise théorique et de l'innovation pour créer ou appliquer de nouvelles technologies (72) sont les deux tâches que la fiche laisse le plus clairement humaines. Le cours travaille la décomposition d'un problème, la reconnaissance de motifs, l'abstraction et la conception d'algorithmes — la démarche qui précède l'outil et que l'outil ne choisit pas à votre place. C'est aussi ce que le BLS décrit du métier : « explorer les problèmes informatiques et élaborer des théories et des modèles pour les traiter ». Apprentissage profond (spécialisation) · Coursera (DeepLearning.AI) · ≈ 3 mois à 10 h/semaine · 88 Comprendre les méthodes de recherche · Coursera (Queen Mary University of London) · ≈ 6 h de charge de travail · 84 Ingénierie de requêtes pour ChatGPT · Coursera (Vanderbilt University) · ≈ 2 semaines à 10 h/semaine · 83 |
| Métiers vers lesquels pivoter | Gestionnaire des systèmes d'information · 175140 · 16 · 56 Ingénieur du matériel informatique · 161740 · 9 · 32 Data scientist · 120230 · 35 · 59 |
| Compétences à acquérir pour le pivot | Eloundou mesure l'exposition du chercheur en informatique à 50 % (β humain) et jusqu'à 77 % (ζ humain) : conduire les analyses logiques qui formulent les modèles mathématiques du problème à résoudre par ordinateur (65 sur 100), concevoir les ordinateurs et les logiciels qui les font fonctionner (66), assigner ou planifier les tâches (69), maintenir le matériel et les logiciels réseau et surveiller les réseaux (67), évaluer les plans et les propositions de projet pour cerner les questions de faisabilité (62) et établir les normes de rendement puis évaluer le travail à leur aune (54) sont les tâches les plus directement délégables de la fiche O*NET, tandis qu'analyser des problèmes pour concevoir des solutions faisant appel au matériel et aux logiciels informatiques (81), mettre à profit une expertise théorique et de l'innovation pour créer ou appliquer de nouvelles technologies (72), rencontrer des gestionnaires et des fournisseurs pour solliciter leur collaboration et résoudre des problèmes (66), participer à des projets pluridisciplinaires en réalité virtuelle, en interaction personne-machine ou en robotique (59), consulter les utilisateurs et la direction pour déterminer les besoins informatiques (59) et diriger les activités quotidiennes d'un service (58) restent humaines. Dans le référentiel, 50 place le chercheur en informatique au 37e rang des cent quatre métiers : trente-six métiers ont une exposition supérieure — du traducteur (84) au psychologue (51) —, quatre sont à égalité avec lui (l'analyste financier, le souscripteur, le commis de bureau et le gestionnaire administratif, 50) et soixante-trois ont une exposition inférieure, le plus proche étant l'avocat (48). Son ζ de 77 le situe au 40e rang : trente-neuf métiers ont un ζ supérieur — du rédacteur et de l'analyste en cybersécurité (100) au commis de bureau (79) —, cinq sont à égalité avec lui (l'assistant administratif, la secrétaire, l'agent de conformité, le chercheur scientifique et le physicien, 77) et cinquante-neuf ont un ζ inférieur, le plus proche étant le gestionnaire des ressources humaines (76). Le code retenu est 15-1221.00 « Computer and Information Research Scientists » : il est confirmé par la fiche O*NET du métier — code et titre exacts, mise à jour 2026, mention Bright Outlook, Job Zone Five —, par la table des projections du BLS, qui porte la ligne « Computer and information research scientists » sous le code 15-1221 (38 600 emplois en 2025, 47 000 en 2035, +22 %), et par le jeu de données Eloundou, qui porte une ligne intitulée exactement « Computer and Information Research Scientists » sous ce code ; O*NET y range les titres déclarés « Computer Scientist », « Computer Specialist », « Control System Computer Scientist », « Research Scientist » et « Scientific Programmer Analyst », et traite à part les analystes de systèmes (15-1211.00), les analystes en sécurité de l'information (15-1212.00) et les développeurs de logiciels (15-1252.00). Le BLS publie un salaire médian de 140 300 $ pour les chercheurs en informatique en mai 2025 — 67,45 $ l'heure —, contre 109 470 $ pour l'ensemble des métiers informatiques et 50 980 $ pour tous les travailleurs ; les 10 % les plus bas gagnent moins de 82 200 $ et les 10 % les plus hauts plus de 230 630 $. La projection est de +22 % entre 2025 et 2035 — 38 600 emplois en 2025, 47 000 en 2035, +8 400 —, contre +6 % pour les métiers informatiques et +3 % pour tous les métiers, avec environ 2 900 ouvertures par an, surtout en remplacement des départs. Les secteurs les mieux payés sont l'édition de logiciels (211 270 $), la conception de systèmes informatiques (162 760 $), la recherche et le développement en sciences physiques, en ingénierie et en sciences de la vie (141 830 $), le gouvernement fédéral (124 870 $) et les universités d'État (85 460 $), le fédéral employant à lui seul 31 % des effectifs, loin devant la conception de systèmes (16 %) et la recherche et le développement (14 %). L'entrée est verrouillée par le diplôme — maîtrise en informatique ou dans un domaine connexe au minimum, doctorat préféré par certains employeurs, baccalauréat suffisant pour certains postes fédéraux —, l'avancement menant aux postes de gestionnaire des systèmes d'information. Le cadre de travail est franchement sédentaire et collaboratif : 100 % des répondants O*NET utilisent le courriel chaque jour, 94 % travaillent à l'intérieur en environnement climatisé, 54 % passent leur temps assis presque continuellement, 62 % sont en contact constant avec d'autres personnes, 51 % jugent extrêmement important de travailler en équipe, 54 % disposent de beaucoup de liberté de décision et 48 % d'une grande liberté sur leurs tâches et leurs priorités ; 58 % jugent le poste « modérément automatisé », 17 % « légèrement automatisé » et 25 % « pas du tout automatisé ». Les trois pivots de la fiche figurent au tableau des métiers apparentés de la page OOH du métier : le gestionnaire des systèmes d'information (175 140 $, +16 % entre 2025 et 2035, β humain 56), l'ingénieur du matériel informatique (161 740 $, +9 %, β humain 32) et le data scientist (120 230 $, +35 %, β humain 59). Le salaire médian affiché est de 140 300 $ US par année, soit 67,45 $ l'heure. Dans le référentiel des cent quatre métiers, il occupe le 6e rang : cinq métiers paient davantage, du médecin (239 200 $) au gestionnaire des ressources humaines (149 280 $), et le chercheur en informatique devance le data engineer (139 500 $), le pharmacien (137 480 $), l'ingénieur DevOps et l'architecte logiciel (135 980 $) puis le développeur (133 080 $), quand le salaire médian du référentiel est de 76 820 $ — le chercheur en informatique se situe à 83 % au-dessus. La croissance de +22 % est la quatrième du référentiel : trois métiers croissent plus vite (l'infirmière praticienne, 40 % ; l'analyste de données, 35 % ; le data scientist, 34 %), aucun au même rythme et cent plus lentement, pour une médiane de 4 %. L'écart avec les métiers voisins se joue sur la nature du travail plus que sur le salaire : le gestionnaire des systèmes d'information paie 25 % de plus mais expose davantage au management (β 56), l'ingénieur du matériel informatique paie 15 % de plus et ne croît que de +9 % tout en étant nettement moins exposé (β 32) parce que son travail touche au silicium et aux prototypes physiques, tandis que le data scientist paie 14 % de moins et croît de +35 %, avec une exposition plus élevée (β 59) parce que sa matière est presque entièrement du texte et des données. La progression passe par le doctorat et la publication, par la spécialisation (apprentissage automatique, systèmes distribués, cybersécurité, informatique quantique, robotique) et par l'encadrement de projets de recherche, qu'une génération de code assistée par IA ne remplace pas. Chaque valeur de cette fiche vient d'une source nommée ; seules les parts des tâches, dérivées des scores d'importance O*NET, et les scores et durées des formations sont des estimations éditoriales, documentées dans _ponderation. |
| Exposition mesurée sur GPT-4 — bêta / zêta (%) | 63 · 88 |