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Biologiste

Salaire médian (USD)98920
Croissance de l'emploi prévue (%)5
Exposition à l'IA (%)38
Exposition maximale (%)44
Sourceeloundou
Ce que l'IA change dans ce métierLe tri de la littérature scientifique, l'analyse statistique des jeux de données, le code d'analyse, la rédaction du premier jet d'un rapport technique et la vérification d'un document au regard d'une norme se font maintenant en quelques minutes à partir des données brutes ou d'un cahier des charges : ce sont exactement les tâches que la fiche O*NET classe parmi les plus importantes du métier — programmer et utiliser l'ordinateur pour stocker, traiter et analyser les données (78 sur 100), préparer les rapports techniques et de recherche (77), recueillir et analyser les données biologiques (72), examiner des rapports et des propositions au regard des politiques et des normes (72) — et la part de bureau du métier est la première à se déléguer
Le BLS ne projette que +5 % pour le groupe qui porte ce métier (« biological scientists, all other », SOC 19-1029) entre 2025 et 2035 — 2 800 postes de plus, 4 300 ouvertures par année surtout dues au remplacement — et le diplôme commande l'entrée : le BLS retient le baccalauréat comme seuil typique, O*NET classe la fiche en Job Zone Five (études supérieures, maîtrise, parfois doctorat). Le vivant ne se numérise pas comme un texte : ce qui part vite, c'est le traitement des données et l'écrit, pas la paillasse, le terrain, ni la responsabilité du résultat signé — et un métier dont la moitié administrative s'automatise pendant que les postes n'augmentent que de 5 % se joue sur la spécialisation, pas sur le volume
Le terrain et la paillasse restent le coeur du métier : 47 % des répondants O*NET travaillent dehors, exposés à toutes les conditions météo, au moins une fois par semaine, et 39 % passent environ la moitié de leur temps à des gestes répétitifs. Prélever un échantillon représentatif, mesurer la salinité, l'acidité ou la teneur en oxygène d'un cours d'eau, identifier et classer une espèce, étudier les effets d'un usage des terres sur le milieu, encadrer des techniciens de laboratoire, entretenir la relation avec une agence ou un organisme public et répondre de l'intégrité d'un résultat ne se délèguent pas — et c'est précisément la part que l'étude Eloundou laisse intacte (44 % au maximum)
Compétences clésBiologie des organismes et écologie (identification, classification, structure, comportement, physiologie, répartition des espèces) · travail de terrain : échantillonnage représentatif, relevés, mesure des conditions physico-chimiques du milieu · travail de laboratoire et bonnes pratiques (culture, dissection, instrumentation, sécurité) · analyse statistique et traitement de données biologiques (R, Python, biostatistique) · bioinformatique et biologie computationnelle (séquences, génomique, modélisation) · rédaction scientifique et technique (rapports, articles, demandes de subvention) · recherche de financement, appels d'offres et énoncés de travaux · encadrement de techniciens, de technologues et d'étudiants · réglementation environnementale, normes et intégrité scientifique · relations avec les organismes publics, les partenaires et le public · outils d'IA générative pour l'analyse des données, la revue de littérature et la rédaction des rapports
Formations pour prendre l'avanceBiologie et programmation : la bioinformatique pour débutants · Coursera (University of California San Diego) · 2 semaines à 10 h/semaine · 90 · Le cours qui attaque la tâche la plus importante de la fiche O*NET — programmer et utiliser l'ordinateur pour stocker, traiter et analyser des données (78 sur 100) — et la deuxième plus exposée, l'analyse des données biologiques. Il part de questions de biologie réelles, comme l'endroit où commence la réplication dans le génome, et fait écrire les algorithmes en Python sans prérequis de programmation : exactement la compétence qui sépare un biologiste dont la part de données se délègue d'un biologiste qui la pilote.
Écrire en sciences · Coursera (Stanford Online) · 3 semaines à 10 h/semaine · 91 · La rédaction des rapports techniques et de recherche (77 sur 100) et celle des demandes de subvention (71) sont deux des tâches les plus exposées de la fiche : un premier jet se génère, pas la capacité de dire ce que les données prouvent. Le cours de Stanford travaille la phrase scientifique, la structure d'un article et l'art de couper — ce qui reste quand l'IA produit la version un.
L'IA pour tous · Coursera (DeepLearning.AI) · Environ 7 h au total · 85 · Pour trancher ce qui se délègue et ce qui ne se délègue pas : le cours explique ce que l'IA générative sait produire — tri de littérature, analyse, premier jet de rapport —, où elle se trompe, et comment cadrer un usage qui ne fasse pas perdre la trace des données. Un biologiste dont 38 % du métier est exposé et 44 % au maximum doit savoir exactement ce qui part à sa place.
Introduction à la génétique et à l'évolution · Coursera (Duke University) · 3 semaines à 10 h/semaine · 87
Cours intensif de biostatistique mathématique 1 · Coursera (Johns Hopkins University) · 1 semaine à 10 h/semaine · 83
Ingénierie de requêtes pour ChatGPT · Coursera (Vanderbilt University) · 2 semaines à 10 h/semaine · 80
Métiers vers lesquels pivoterMicrobiologiste · 87990 · 6 · 31
Biochimiste et biophysicien · 127410 · 12 · 44
Épidémiologiste · 87220 · 19 · 56
Compétences à acquérir pour le pivotEloundou mesure l'exposition du biologiste à 38 % (β humain) et jusqu'à 44 % (ζ humain) : programmer et utiliser l'ordinateur pour stocker, traiter et analyser les données, préparer les rapports techniques et de recherche, recueillir et analyser les données biologiques, examiner des rapports et des propositions au regard des politiques et des normes, rédiger les demandes de subvention, préparer les appels d'offres et communiquer les résultats se délèguent largement, mais l'étude des effets environnementaux sur le terrain, les relations suivies avec les organismes et le public, l'identification et la classification des espèces, l'étude des principes fondamentaux du vivant et la mesure des conditions physiques du milieu restent humaines. Dans le référentiel, 38 place le biologiste au 57e rang des quatre-vingt-dix-sept métiers : cinquante-six métiers ont une exposition supérieure, trente-huit une inférieure, et deux sont à égalité avec lui (l'infirmière et le médecin, 38) ; ses plus proches voisins au-dessus sont l'ergothérapeute (39), le pharmacien et le chef de projet (40), le graphiste et l'agent immobilier (41), en dessous l'acheteur et le tuteur (37), puis le caissier, le vendeur et l'inspecteur du travail (36). Son ζ de 44 le situe au 69e rang : soixante-huit métiers ont un ζ supérieur, vingt-huit un ζ inférieur, aucun n'est à égalité avec lui, les plus proches étant au-dessus le vendeur (45) et le technologue en imagerie médicale (46), en dessous le vétérinaire et l'inspecteur du travail (43). Le code retenu est 19-1029.04 « Biologists » : il est confirmé par la fiche O*NET du métier et par le jeu de données Eloundou, qui porte une ligne intitulée exactement « Biologists » sous ce code — deux sources qui concordent, aucune supposition. O*NET range sous cette fiche des intitulés aussi différents que biologiste aquatique, botaniste, biologiste des pêches et de la faune, biologiste marin ou scientifique de la recherche : la fiche couvre une famille, pas un poste. La série auto-évaluée par GPT-4 (β 49, ζ 76) est conservée dans expositionGpt4 et n'est pas affichée, conformément à la décision du 21 août 2026.
Le BLS projette +5 % pour le groupe qui porte ce métier entre 2025 et 2035, soit 2 800 postes de plus, 59 600 salariés en 2025 et environ 4 300 ouvertures par année sur la décennie, pour l'essentiel le remplacement des personnes qui changent de métier ou quittent le marché du travail, par exemple pour la retraite ; c'est la catégorie « faster than average » du BLS, mais à peine au-dessus de la moyenne de l'ensemble des métiers. La fiche « Biologists » n'a pas de page dédiée dans l'Occupational Outlook Handbook : le BLS publie ses chiffres pour le groupe « biological scientists, all other » (SOC 19-1029), qui réunit les biologistes non classés ailleurs, et c'est cette page — « Data for occupations not covered in detail » — qui porte le salaire et la croissance affichés ici ; O*NET rattache explicitement à ce groupe les codes 19-1029.00, .01, .02, .03 et .04, dont le dernier est celui de cette fiche. O*NET confirme les mêmes ordres de grandeur — 59 600 salariés en 2025, croissance « faster than average » de 5 % à 6 %, 4 300 ouvertures sur 2025-2035 — et classe le métier en Job Zone Five, préparation extensive : la plupart de ces emplois demandent des études supérieures, une maîtrise, parfois un doctorat ; le BLS retient de son côté le baccalauréat comme seuil d'entrée typique, sans expérience connexe ni formation en cours d'emploi exigée, un écart à connaître avant de s'engager. Le travail se fait aussi dehors : 47 % des répondants O*NET déclarent travailler à l'extérieur, exposés à toutes les conditions météo, au moins une fois par semaine, et 39 % passent environ la moitié de leur temps à des gestes répétitifs. Le ζ de 44 % dit qu'un peu moins de la moitié du métier est au moins partiellement transformable : ce qui tient l'emploi n'est pas la technicité du calcul, c'est que le vivant se prélève, s'élève et s'observe, et qu'un résultat scientifique engage la responsabilité de celui qui le signe.
Le salaire médian affiché est de 98 920 $ US par année, chiffre de mai 2025 du BLS pour le groupe 19-1029 (47,56 $ l'heure), publié sur la page « Data for occupations not covered in detail » de l'Occupational Outlook Handbook et repris à l'identique par O*NET pour la fiche 19-1029.04 — les deux sources donnent le même médian, sans divergence. Pour situer, dans la même photographie de mai 2025, l'ensemble des métiers est à 50 980 $, et les trois pivots de cette fiche sont à 87 990 $ (microbiologiste, +6 %), 127 410 $ (biochimiste et biophysicien, +12 %) et 87 220 $ (épidémiologiste, +19 %), chacun tiré de sa propre page du BLS. Le métier est très diplômé : O*NET le classe en Job Zone Five et le BLS retient le baccalauréat comme seuil d'entrée typique, sans expérience connexe ni formation en cours d'emploi exigée. La progression passe par la spécialisation — génomique, bioinformatique, écologie appliquée, écotoxicologie, réglementation — et par la capacité à porter un programme de recherche financé, ce que la rédaction de demandes de subvention, une tâche que l'IA accélère mais ne signe pas, continue de commander. Chaque valeur de cette fiche vient d'une source nommée ; seules les parts des tâches, dérivées des scores d'importance O*NET, et les scores des formations sont des estimations éditoriales, documentées dans _ponderation.
Exposition mesurée sur GPT-4 — bêta / zêta (%)49 · 76